Le ministre ivoirien Kobenan à « L’OLJ » : Il n’y a pas de brouille avec le Liban

Pour la première fois depuis le changement de régime en Côte d’Ivoire et l’entrée en fonctions du président Alassane Ouattara, deux ministres ivoiriens ont effectué une visite de trois jours au Liban.
Invités par l’importante communauté libanaise en Côte d’Ivoire, deux ministres ivoiriens ont rencontré à Beyrouth des responsables dont le président de la Chambre Nabih Berry et des acteurs économiques. Leur objectif, tel que défini à L’Orient-Le Jour par le ministre Adjoumani Kobenan (Ressources animales et halieutiques) : encourager les investisseurs libanais...
Entre deux réunions, le ministre Adjoumani Kobenan répond aux questions de L’Orient-Le Jour, alors que son collègue Nabo Clément (ministre des Eaux et Forêts) multiplie les contacts. En présence du président de la communauté libanaise de San Pedro (en Côte d’Ivoire) Oudaï Chalhoub et de M. el-Amine Sina, lui aussi installé en Côte d’Ivoire et militant depuis une dizaine d’années aux côtés du président Ouattara, le ministre Kobenan paraît très détendu, affirmant ne pas être au courant d’un éventuel froid dans les relations libano-ivoiriennes et assurant que la nouvelle équipe compte beaucoup sur la communauté libanaise dans son pays pour relancer l’économie. Il précise aussi que le président Ouattara n’a jamais songé à réclamer le départ de l’actuel ambassadeur du Liban (qui était le seul avec l’ambassadeur d’Angola à avoir assisté à la prestation de serment du président sortant Laurent Gbagbo, après son élection controversée) et affirme que le chef de l’État ivoirien serait prêt à se rendre en visite officielle au Liban s’il y était invité.
M. Kobenan précise qu’il est porteur d’un message en rapport avec la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire. « Le président Ouattara a été élu démocratiquement, ajoute-t-il. Son prédécesseur avait, lui, choisi de confisquer le pouvoir. Le peuple et la communauté internationale ont réussi à remettre les choses en ordre. Le président a mis en place un gouvernement d’union nationale qui rassemble tous les partis, excepté celui de M. Gbagbo. Même la société civile qui était avec ce dernier l’a lâché. Le gouvernement actuel travaille pour toute la population. Celle-ci a d’ailleurs mûri à la suite des derniers événements et a compris aujourd’hui l’importance de la réconciliation nationale qui est devenue son principal souci après la méfiance née des affrontements. Une commission nationale a été formée dans ce but. »
Le ministre révèle aussi que les affrontements récents ont causé beaucoup de dommages dans le pays, notamment dans l’infrastructure et les bâtiments publics. Le président s’attelle donc à procéder aux réhabilitations nécessaires et la Côte d’Ivoire est un grand chantier. Selon le ministre Kobenan, le président Ouattara serait très strict sur la conduite des ministres, qui doivent signer une « charte de bonne conduite » et être ainsi « un modèle pour les citoyens ». Bien entendu, il refuse de dire si un tel sujet a été évoqué avec ses interlocuteurs libanais...
M. Kobenan affirme qu’il est normal que la grande communauté libanaise (près de 125 000 personnes, dont un tiers a aussi la nationalité ivoirienne) se soit divisée pendant les affrontements, certains ayant des intérêts avec le régime en place. Mais après la chute de Laurent Gbagbo, la situation s’est normalisée et il n’y a pas eu de chasse aux sorcières de la part du président et de son camp. Un membre de la colonie libanaise qui avait même été surnommé « le Libanais de Gbagbo » n’a jamais été inquiété. En réalité, reconnaît le ministre, certains Libanais avaient été contraints de se rallier à Laurent Gbagbo, et l’allégeance dépendait aussi des régions. Mais c’est fini maintenant.
Le ministre ivoirien est cependant catégorique : la situation est calme et les investisseurs libanais doivent revenir sur place. Près de 90 % de la communauté libanaise sont d’ailleurs revenus, et seuls 10 % seraient encore réticents. Il explique ainsi que San Pedro est le deuxième plus grand port du pays et qu’il est au cœur de ce qu’il appelle « la boucle cacao-café », qui représente la grande richesse du pays. Selon lui, les Libanais y sont présents en force. Le ministre exprime d’ailleurs le souhait d’une « intégration fluide » avec les Libanais, proposant même de former ce qu’il appelle « une cellule d’intégration pour le développement de la Côte d’Ivoire ».
Au Liban, les deux ministres ivoiriens ont rencontré les principaux opérateurs économiques ainsi que le président de la Chambre Nabih Berry auquel ils ont remis une invitation officielle à se rendre en Côte d’Ivoire. Ils déclarent à cet égard que si le Liban invitait le président Ouattara, il serait sans doute prêt à s’y rendre.
M. Kobenan a toutefois une doléance : il y aurait au Liban quelque 2 000 résidents ivoiriens qui doivent effectuer de lourdes démarches pour régulariser leur situation, alors que les procédures engagées par les Libanais de Côte d’Ivoire sont allégées au maximum. À leur retour, les deux ministres présenteront un rapport au gouvernement sur les contacts établis et les propositions reçues, notamment dans les domaines de la volaille, de la santé et des transports.
M. Kobenan affirme que les liens qui existent entre le Liban et la Côte d’Ivoire sont indissolubles, ajoutant qu’on ne peut pas parler de brouille entre les deux pays. Il déclare aussi ne pas être au courant de l’incident qui avait été reproché à l’ambassadeur du Liban par certaines parties politiques locales.
« Nous nous tournons vers l’avenir. La Côte d’Ivoire est un vaste chantier et un modèle de stabilité dans lequel la mission de l’ONU renouvelée annuellement est un important facteur », déclare-t-il, avant d’ajouter que son pays compte beaucoup sur la communauté libanaise pour participer à la vaste opération de relance économique.
Un attentat-suicide contre le siège de l’ONU à Abuja fait au moins 18 morts

Un attentat-suicide contre le siège des Nations unies à Abuja a fait hier au moins dix-huit morts et huit blessés, et a largement endommagé le bâtiment dans lequel des employés étaient pris au piège, a indiqué la police dans la capitale du Nigeria. Des témoins ont affirmé que l’explosion avait eu lieu après qu’une voiture eut forcé son passage à travers le dispositif de sécurité et percuté l’entrée de l’immeuble. Le responsable de la police dans la capitale fédérale, Mike Zuokumor, a précisé que les opérations de secours se poursuivaient. Un agent de sécurité qui se trouvait sur place au moment de l’attentat a expliqué qu’« un homme au volant d’une Honda a forcé son passage à travers les barrières et a percuté le bâtiment. Une bombe a alors explosé ». Une employée de l’ONU a affirmé que beaucoup de personnes étaient prises au piège à l’intérieur du bâtiment de plusieurs étages. Une partie de la façade a été soufflée, dévoilant l’intérieur des bureaux et un amas de câbles et barres métalliques, selon des images de télévision. Une porte-parole de l’Office de coordination des affaires humanitaires (OCHA), également une agence de l’ONU, a indiqué qu’un collègue sur place lui a dit que l’explosion « semble être provenue de l’entrée du bâtiment ». L’immeuble est situé dans le quartier diplomatique d’Abuja, non loin de l’ambassade des États-Unis. La sécurité autour du QG de l’ONU était en temps normal élevée, avait constaté une correspondante de l’AFP lors d’une récente visite. Les véhicules n’appartenant pas aux Nations unies n’étaient généralement pas autorisés à s’approcher de l’entrée et le bâtiment lui-même est en retrait, à une centaine de mètres de la route.
À New York, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a condamné cet attentat « abominable » et a dit s’attendre à des pertes « considérables ». M. Ban, qui avait visité il y a deux mois ces bureaux à Abuja, a expliqué que du personnel de 26 agences de l’ONU se trouvait sur place lors de l’explosion. Il a immédiatement dépêché sur place la secrétaire générale adjointe de l’ONU Asha-Rose Migiro et le responsable de l’ONU pour la sécurité Gregory Starr. Le chef de l’État nigérian Goodluck Jonathan a également condamné l’attaque « barbare, dépourvue de sens et lâche », et assuré que tous les efforts seraient déployés pour « traduire les auteurs devant la justice », selon un communiqué. De son côté, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a dénoncé l’attentat. « J’ai été choqué d’apprendre la nouvelle de l’attentat à la bombe contre le bâtiment de l’ONU à Abuja aujourd’hui (hier vendredi). Cet acte sauvage a tué et blessé beaucoup de personnes innocentes et je condamne vigoureusement ceux qui l’ont perpétré », a-t-il déclaré dans un communiqué. « À travers le monde, l’ONU travaille pour la paix, la sécurité et la coopération internationale, et une attaque contre l’ONU est une attaque contre ces principes », a-t-il estimé. « Le Royaume-Uni est prêt à apporter son aide à l’ONU et aux autorités nigérianes pour traduire en justice les responsables de cet attentat », a-t-il ajouté.
L’Union européenne a également « fermement condamné » hier l’attentat « insensé » et « odieux » d’Abuja. Le président américain Barack Obama a pour sa part « fermement » condamné l’attentat « horrible et lâche » commis hier contre le siège des Nations unies à Abuja. Cet attentat illustre la « faillite de l’idéologie qui a conduit à cet acte de haine », a ajouté M. Obama. Le président français Nicolas Sarkozy a condamné quant à lui avec « la plus extrême fermeté l’attentat perpétré ce vendredi contre le siège des Nations unies à Abuja » au Nigeria, en le qualifiant de « crime odieux », dans un communiqué diffusé par l’Élysée.
De nombreux Nigérians et expatriés travaillaient dans ce bâtiment abritant plusieurs agences onusiennes, dont l’Unicef, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’ONU a été frappée ces dernières années par plusieurs attentats sanglants à travers le monde, et celui d’hier vient s’inscrire parmi les pires. L’attentat a été revendiqué par la secte islamiste Boko Haram qui a déjà revendiqué plusieurs attaques à la bombe dans le passé, cependant jamais de cette ampleur. Boko Haram a multiplié depuis un an les attaques meurtrières, essentiellement dans le nord du Nigeria, faisant de nombreux morts. Elle veut instaurer un État islamique au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique dont les 150 millions d’habitants vivent pour moitié dans le Nord majoritairement musulman et pour moitié dans le Sud à dominante chrétienne. Selon des experts, une série d’indices fait craindre l’existence de liens entre Boko Haram et des groupes extérieurs, notamment la branche maghrébine d’el-Qaëda, AQMI.
مقتل 18 شخصاً في هجوم انتحاري في الجزائر

أفاد مصدر طبي أن 18 شخصاً قتلوا في هجوم انتحاري مزدوج عند مدخل الأكاديمية العسكرية المشتركة في شرشيل (مئة كلم غرب الجزائر العاصمة).
والهجوم هو الأول الذي يستهدف هذه المؤسسة منذ ظهور الإرهاب في الجزائر إبان التسعينات، وأسفر عن عشرات الجرحى ثمانية منهم في حال حرجة، وفق صحيفة الوطن.
ووقع الهجوم الانتحاري المزدوج حين فجر انتحاريان، يستقل أحدهما دراجة نارية، نفسيهما عند مدخل الاكاديمية العسكرية، بحسب ما افادت الصحيفة الناطقة بالفرنسية على موقعها الالكتروني.والقتلى هم 16 عسكريا ومدنيان، وفق المصدر الطبي، وتم نقل الجرحى إلى مستشفيات المدن المجاورة والى المستشفى العسكري للجيش في الجزائر العاصمة، بحسب المصدر نفسه.وإن الانتحاريين أرادا إيقاع أكبر عدد من الضحايا عبر محاولة دخول حرم المدرسة في وقت كان يتجمع فيه العسكريون لتناول الافطار.
ولم يؤكد مصدر رسمي هذه المعلومات. وعادة ما تنشر السلطات معلومات ضئيلة عن حوادث مماثلة، ولم تتوقف الاعتداءات تماما في الجزائر رغم سياسة المصالحة الوطنية التي انتهجها الرئيس عبد العزيز بوتفليقة في بداية الألفية الثالثة، مانحا العفو للعديد من المقاتلين الإسلاميين الذين سلموا سلاحهم.
والاكاديمية العسكرية المشتركة في شرشيل أنشأتها فرنسا خلال الحرب بعد إنزال الحلفاء في 8 تشرين الثاني 1942 في شمال افريقيا. وقد ظلت مدرسة للضباط بعد استقلال الجزائر.
وكثفت المجموعات الإسلامية منذ بداية شهر رمضان اعتداءاتها في شرق الجزائر وخصوصا في منطقة القبائل، واغتيل شرطيان بالرصاص مساء الثلاثاء في الحسناوة في منطقة برج بوعريريج على بعد حوالى 220 كلم جنوب شرق العاصمة الجزائر، وفق المصدر نفسه.
كذلك، قتل عسكري وجرح اثنان آخران مساء
الثلاثاء في انفجار قنبلة لدى مرور قافلة للجيش في منطقة طوارقة الجبلية قرب بومرداس (50 كلم شرق العاصمة الجزائر)، وفقا لصحيفة لوسوار دالجيري.
وقتل ثلاثة مدنيين وجرح اثنان آخران في 19 اب في منطقة تبعد 25 كلم جنوب تيزي وزو في اشتباك مع مسلحين حاولوا خطف أحد سكان هذه المنطقة.
وكانت تيزي وزو مسرحا لاعتداء انتحاري تبناه الفرع المغربي للقاعدة، اي تنظيم القاعدة في بلاد المغرب الاسلامي، في 14 اب ضد مفوضية شرطة هذه المدينة وأوقع 33 جريحا بينهم صينيان.وتنسب غالبية الاعتداءات على قوات الأمن الجزائرية إلى تنظيم القاعدة في بلاد المغرب الاسلامي الذي ينشط عناصره في منطقة القبائل.
متمرداً مالياً متورطاً في تجارة اسلحة مسروقة من ليبيا

اعلن مسؤولون في مالي ان متمردا ماليا مؤثرا يعتقد انه كان متورطا في تجارة اسلحة مسروقة من ليبيا قتل في شمال البلاد.
ولم يعرف على الفور كيف قتل ابراهيم اج باهانجا مع قول احدى الروايات انه قتل في حادث في حين قالت عدة مصادر اخرى ان خلافا نشب بينه وبين مهربين اخرين كانوا ينقلون اسلحة من ليبيا.ويأتي موت باهانجا بعد مخاوف واسعة النطاق من امتداد الصراع في ليبيا الى المناطق النائية بمالي والنيجر وتشاد وموريتانيا. وكان باهانجا احد زعماء تمرد الطوارق الاخير في شمال مالي قبل ذهابه الى المنفى في ليبيا.واكد وزير خارجية مالي سوميلو بوباي مايجا موت باهانجا ولكن قال بعد سماعه كلا من الروايتين انه غير متأكد من الطريقة التي مات بها.
ولكن مصدرا عسكريا وعضوا في قبيلة الطوارق التي ينتمي اليها باهانجا قالا انه قتل خلال خلاف. وقد طلب كلاهما عدم نشر اسمه.
وقال المصدر العسكري "لقد كان خلال خلاف مع احد رجاله عندما قام شخص باطلاق النار عليه قرب الحدود مع مالي والنيجر.
حصل على اسلحة كثيرة في لييبا حيث كانوا يقاتلون وقام باخفائها على الحدود مع الجزائر والنيجر. كان يجند مقاتلين للقيام بتمرد جديد في كيدال" في اشارة الى البلدة الواقعة في شمال مالي التي كانت قاعدة لانتفاضات سابقة.وباهانجا احد مؤسسي"تحالف 23 مايو" وهو تمرد بدأ في شمال مالي في 2006. ولم يقبل باهانجا قط ابرام اتفاقيات سلام وقضى عدة سنوات في المنفى في ليبيا قبل عودته الى مالي العام الماضي.
وتخشى حكومات اقليمية من ان تصبح مناطق مالي والنيجر وتشاد الصحراوية والتي تعج بالفعل باسلحة وبكثير من الجماعات المسلحة والمهربين اكثر فوضى بسبب تدفق السلاح والمقاتلين من الصراع الليبي.ولزعيم ليبيا الهارب معمر القذافي تاريخ من العلاقات الوثيقة مع القبائل وجماعات التمرد المختلفة بالصحراء كما انه متهم باثارة والسعي لحل الانتفاضات لزيادة نفوذه بالمنطقة.وتعمل جماعات مرتبطة بالقاعدة بشكل متزايد في المنطقة وزادت من تأثيرها من خلال سلسلة من عمليات خطف بارزة لاجانب في السنوات الاخيرة.





